La Cité du Dieu Mort

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Surekh a survécu à une enfance épouvantable dans la fange de Forghûn et a réussi à trouver un espoir de vie nouvelle. Il est au service des seigneurs manduriens de la cité, auprès desquels son habilité dans le maniement de l'épée lui a acquis une certaine réputation. Il aime la belle Mara, et, en dépit de l'opposition de son père, il se prépare à fuir la cité en sa compagnie afin de trouver dans les royaumes manduriens un espoir de vie meilleure.
 


Mais Heynûr, son ancien mentor, revient à Forghûn, le coeur empli de haine et de désir de vengeance. Il cherche à entraîner Surekh dans la lutte sans merci qu'il mène contre les conquérants manduriens, oppresseurs de son peuple. Trahi par l'un de ses compatriotes, il est près à tout pour se venger et récupérer l'Arkhand, le diadème sacré qu'il lui a volé.

Surekh laissera-t-il Heynûr lui ravir ses chances de bonheur ?
 

(Source auteur)

Extrait du livre

"Le vent soufflait avec des hurlements de bête féroce, soulevant la mer en des vagues gigantesques qui venaient se briser avec fracas sur les rochers. On était encore loin du soir, mais le ciel était couvert de nuages noirs aux formes tourmentées, si sombres qu’on aurait dit que la nuit avait recouvert l’océan. De hautes falaises de basalt se dressaient au dessus des flots, s’étendant jusqu’à des hauteurs vertigineuses, à tel point que leurs sommets se perdaient dans les ténèbres du ciel.

La bataille avait été brève, mais terrible - inhumaine - à l’image de la tempête qui ravageait à présent l’océan, pareille à une déesse en furie. Les quelques galères qui avaient pu arriver jusqu’à la terre se pressaient en désordre dans une crique minuscule, à l’ombre des falaises colossales, protégées de la fureur des éléments par de puissants remparts s’avançant dans la mer. Les navires ressemblaient à un amoncellement de vieilles carcasses abandonnées, avec leurs rames brisées pendant comme des moignons sanguinolents et leurs voiles déchirées flottant dans le vent en lambeaux inutiles."

Bonne lecture à tous et à toutes !